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Projet de Coopérative Agricole du Mbadjini : pourquoi pas du riz "made in Mbadjini" ?

vendredi 29 janvier 2010, par Mzé

Suite à la publication de l’article d’Albalad traitant de la culture du riz aux Comores, nous avons souhaité mettre cela en relation avec le projet de création d’une Coopérative Agricole dans le Mbadjini pour remettre en culture les innombrables terrains laissés à l’abandon par leur propriétaire.

Pourquoi ne pas y faire pousser du riz ?

En effet, si il est une denrée d’importation qui coûte cher à toutes les familles comoriennes (donc aux "je-viens"...), et qui représente le plat principal de tous les repas, c’est bien le riz... D’ailleurs certains le qualifie même de « nouhourou Mohamad »... C’est tout dire !

Cf. :
- Albalad : Du riz "made in Comoros" en vente dès cette année
- Projet de création d’une Coopérative Agricole dans le Mbadjini

Donc, au delà de l’aspect culinaire, pourquoi ne pas voir les choses sur le plan économique.

L’article d’Albalad annonce des rendements de 4 à 5 tonnes par hectare.

UN hectare ne représente pourtant pas une grande superficie : c’est une parcelle de 100m x 100m, soit 10 000 m2. De nombreux terrains correspondent à ces dimensions autour de Foumbouni. Et dès que l’on s’éloigne des villes et villages, les terres disponibles sont beaucoup plus grandes.

Avec un prix de vente au détail de 300 Fc par kilo, 4 à 5 tonnes de riz, soit 4 à 5 000 Kilos, représentent donc une rentrée d’argent de 1,2 millions à 1,5 millions de Fc, soient environ 2 500 à 3 000 euros de revenus.

Moralité : avec une place de 100m x 100m cultivée avec du riz, une famille du Mbadjini peut espérer gagner plus de 200 euros par mois en ne faisant qu’une seule récolte par an.

Multiplié par l’ensemble des parcelles laissées à l’abandon, on peut facilement imaginer que les sudistes du Mbadjini sont assis sur une mine d’or bien réelle, au contraire de l’or et des pierres précieuses promises par Sambi. Et la région peut ainsi devenir rapidement le « grenier à riz de l’archipel » fournissant de quoi manger à toutes les bouches sans continuer à enrichir honteusement la douane et les importateurs pour un riz de très mauvaise qualité qui ne trouve aucun autre débouché sur les marchés mondiaux...